top of page
Harcèlement Scolaire
Par Barbara DE MULDER et Clarisse DACHY

Le harcèlement scolaire est le principe d’intimidation qui décrit des comportements de harcèlement en milieu scolaire. Il est caractérisé par l’usage répété de violences mais aussi de moqueries et autres humiliations par un ou plusieurs jeunes.

Par moment, le harcèlement scolaire peut également se répercuter sur internet. C’est ce que l’on appelle le ¨cyberharcèlement¨.                                                                                       

Il existe différents types d’harcèlement comme :

- les violences physiques (bagarre, coups, racket, rejet…)  

- les violences verbales (insultes, menaces, fausses rumeurs…)                            

- les violences via la technologie (cyberharcèlement, vidéo agression…)

L’agressé n’est pas en capacité de se défendre. Les conséquences et les symptômes varient en fonction de chaque personne. On peut relever une perte de confiance en soi, une faible estime de soi… Les enfants harcelés peuvent parfois se sentir humiliés, dévalorisés…

 

Dans certains cas, les harcelés ne veulent plus aller à l’école par peur de rencontrer leurs harceleurs et de se faire à nouveau insulter ou même frapper.

On parle de harcèlement lorsque cela se produit de manière intentionnelle et répétée.

 

Nous avons interviewé deux personnes concernant le harcèlement scolaire, voici leurs témoignages.

Le premier témoignage est d’une personne qui a été harcelée de la 1ère à la 2ème secondaire (2014-2015) a l’école de l’Athénée provincial de Guy Lang à Flemalle. 

 

« Tout a commencé par une proposition. Ma maman et moi avions demandé à une amie si elle voulait que l’on aille la chercher le matin. Elle mettait ¾ d’heures pour venir à l’école en bus. Elle a accepté en nous remerciant. J’ai fait l’erreur d’en parler devant les autres. Je ne voyais pas où était le mal. Puis, une autre fille a commencé à râler, disant que je n’avais pas proposé d’aller la chercher elle aussi.         

 

Je me suis expliquée sur les raisons de cet arrangement. Mais cela ne lui a pas plu. Je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. J’ai commencé à recevoir des insultes et des rumeurs ont commencé à circuler à mon propos. Je ne croyais pas que ça constituait du harcèlement mais j’en souffrais. La pire chose, c’était le silence. Je n’ai pas choisi d’en parler, j’y ai été forcée. La personne qui me harcelait à commencer à mentir à des professeurs disant que j’étais celle qui harcelait. J’ai dû expliquer toute l’histoire. Plusieurs fois. Certains m’ont crue. D’autres non. J’en avais déjà parlé à mon éducatrice, qui n’a pas bougé. Elle m’a laissée seule. Je ne demandais pas que l’on prenne parti pour un ou l’autre élève. Seulement qu’elle soit neutre et qu’elle m’aide. J’ai suivi les conseils de professeurs que je ne remercierais jamais assez pour leur écoute, leur aide. J’ai reçu des commentaires horribles venant de personnes qui devraient être sans jugement. J’ai eu la chance que ma maman soit au courant de ce qui se passait. C’est grâce à elle, principalement, que je m’en suis sortie. Le harcèlement scolaire est un fléau et, aujourd’hui, je lutte contre cela… »

 

Le deuxième témoignage est d’une personne qui a été harcelée plusieurs fois dans chaque école où elle allait, mais le dernier harcèlement s’est passé de sa 5ème jusqu’à sa 6ème secondaire (2016-2017-2018) à l’Athénée provincial de Guy Lang à Flemalle.

« Cela a commencé à cause d’une histoire d’amour qui s’est mal finie. Mon harceleur a commencé à mettre toute la classe contre moi car on était dans la même classe. Il m’a fait passer pour une personne pas très fréquentable. J’avais constamment des réflexions et quand je parlais ils disaient ¨pute¨ ¨salope¨ ou bien même ¨sheitan¨ et plein d’autres insultes de ce genre. Ils me regardaient de travers, de haut en bas quand je passais devant eux. Du coup j’ai commencé à ne plus venir à l’école et même en gym car les filles m’insultaient. Ils ont créé un compte Facebook avec des montages de moi. Pour eux, le fait de ne rien dire est un signe de faiblesse et cela leur donne envie de continuer…Tout s’est arrêté quand j’ai terminé ma 6ème car je ne les voyais plus…Et oui j’ai eu le courage d’en parler avec l’un de mes parents mais ça n’a rien changé, ça a même aggravé la situation car quand on a 18 ans, on se fiche de ce que les adultes (comme directeurs et éducatrices…) nous disent. »

 

1 jeune sur 2 fait appel à un ami plutôt qu’à un professionnel ou à sa famille.

 

Les parents n’écoutent pas, les surveillants refusent d’intervenir ou un enseignant minimise la chose, parles-en avec un ami en qui tu as confiance ou même, parles-en avec une personne plus âgée que toi qui pourrait peut-être être de bon conseil. Vous pouvez aussi aller en parler à un psychologue, à la police…

Si vous êtes victime ou témoin d’harcèlements scolaire, vous devez en parler, il y a un numéro d’urgence pour dire ¨NON AU HARCELEMENT¨. Ce numéro est le : « 0800/95 580 ».

000000002937_20121002162323_i.jpg

CONTACTS 

          langzineflemalle@gmail.com

Coordinateur : François DEBART (professeur)

317, Grand' Route 4400 FLEMALLE

                                  PARTENAIRES

  • Athénée provincial de Flémalle

  • Région wallonne - Projet "Ecole Numérique"

  • Centre Audiovisuel de Liège - Projet Culture et Enseignement 

  • Le Centre de Technologie Avancée de Flémalle

2020- Athénée provincial de Flémalle - Langzine

bottom of page